Comment aller mieux ?


En voilà une grande question ! Pas évident d’y répondre, mais si ça te dit, on va tout de même essayer. Non pas qu’à Fil Santé Jeunes, on ait une formule magique… Mais, on s’est dit qu’on pouvait te balancer quelques petites astuces !
Déprimer, c’est possible !
Aujourd’hui, on a tendance à vouloir tout le temps se sentir bien. On pourrait même se risquer à dire que la société actuelle tente d’empêcher au maximum les petits coups de mou, les petits coups de blues. Comme s’il était dangereux, pour le bien collectif, d’avoir de temps en temps le moral dans les chaussettes. Ici, à Fil Santé Jeunes, on se dit que ça peut être bien de se laisser aller à son chagrin de temps en temps. Il peut y avoir un certain plaisir à explorer sa tristesse, à se laisser le droit de pleurer une bonne heure, à se répandre dans son spleen. Ecouter une musique triste, en mangeant de la glace au chocolat ou pleurer sur son lit jusqu’à s’écrouler de fatigue, ce n’est pas forcément inquiétant ou alarmant. C’est normal et ça peut même faire un peu de bien !
Etre en mouvement
Quand on ne se sent pas au top, être en mouvement peut être bénéfique. Alors, on est d’accord avec toi, ce n’est pas évident de trouver la motivation de sortir ou de « se bouger ». Mais, parfois, c’est assez salvateur et peut te permettre de remonter la pente.
Par exemple, faire une activité qui demande une juste dose de concentration peut permettre de ne pas trop penser à ce qui inquiète ou fait mal. Tiens, prends la cuisine par exemple : on se concentre sur des choses relativement simples, on suit une recette, on s’applique et on utilise principalement ses mains et non sa tête. Et puis, le résultat peut se manger !
Autre exemple : le sport ! Quel qu’il soit, ça va te permettre de te défouler et certainement d’évacuer un peu la tension que tu ressens. T’as déjà remarqué qu’après une bonne séance sportive, on se sent plus serein ? Ton organisme va effectivement secréter et diffuser de l’endorphine, hormone aux effets relaxants et parfois même euphorisants. Le bienêtre se prend partout, même dans un 3 x 500m.
Après, si tu n’aimes pas cuisiner, et que le sport c’est vraiment, mais alors vraiment, pas ton truc, y’a pleins d’autres choses à imaginer : la musique, l’écriture, le dessin, l’origami,… L’idée est de se retrouver acteur de quelque chose et de pouvoir, pour un moment, laisser ses pensées se décentrer de soi. Tu vois le concept ?
Prendre un temps pour aider les autres afin de se redonner un élan ou de mettre un peu de sens dans sa vie ça aussi ça fait du bien : « L’altruisme, c’est aussi une question d’égoïsme » Alors, pourquoi ne pas profiter de ce petit coup de mou pour t’inscrire dans une association qui te tient à cœur ?
Observer, se ressourcer
Respirer l’air de la montagne, regarder la mer et son horizon, visiter un site historique, observer la nature avec attention, s’arrêter devant la beauté d’un monument, se perdre dans de grands espaces, contempler la lumière du soleil qui se couche, se lève ou se réverbère d’une étonnante façon … Il y aurait pleins d’exemples à donner, on pourrait finalement en faire un article tout entier. Le point commun de ces moments particuliers, c’est qu’ils semblent souvent se situer en dehors du temps : c’est se confronter au beau et à une certaine grandeur. L’émotion ressentie se confond alors souvent avec une certaine sérénité. Ces moments ne sont pas si rares, mais ils ont surement cette particularité d’échapper rapidement à notre souvenir. Quoiqu’il en soit, se donner l’opportunité de les provoquer ou de les saisir au vol fait souvent beaucoup de bien sur le moment. Alors prend le temps de regarder autour de toi.
Parler, pourquoi ?
On te dit souvent qu’il est important que tu puisses parler de ce qui te fait souffrir, de ce que tu ressens. La belle affaire ! Mais, en fait, pourquoi ? A quoi ça sert, réellement ?
Parler de ce que l’on vit, de ce que l’on traverse et des émotions que l’on ressent, c’est tout d’abord une manière de prendre conscience de ses propres émotions et sentiments. C’est en en parlant qu’on peut enfin les nommer. Et c’est en les nommant qu’on y prête toute notre attention. Alors, oui, ça peut être difficile et douloureux, mais parler, c’est ne plus faire semblant et accepter de crever un abcès pour, après, se donner la chance de cicatriser. Parce que oui, parler c’est aussi ouvrir la porte à une meilleure compréhension de sa souffrance.
Il ne faut donc pas hésiter à solliciter tes amis, tes proches, ta famille dans ces moments où tu ne te sens pas très bien. Et puis, parfois, tu te rends compte que tel ami se pose les mêmes questions ou a déjà traversé la même situation que toi. De pouvoir partager cette intimité ça soulage et c’est souvent bénéfique.
Enfin, si tu sens que ce coup de blues s’éternise, que ta souffrance envahit progressivement ton quotidien, alors peut-être que ton entourage n’est plus suffisant. Dans ce cas, rencontrer un professionnel est une bonne solution. Plusieurs structures peuvent t’accueillir, gratuitement : les Maisons Des Adolescents, les Points Accueil Ecoute Jeunes, les Espaces Jeunes, les Centres Médico Psychologiques ou Psychopédagogiques proposent alors une aide spécialisée dans les questionnements et les souffrances des adolescents. Et bien-sûr : Fil Santé Jeunes
 


Thursday January 01, 1970