S’installer en couple


Ça y est, vous êtes sûrs de vous, vous y avez mûrement réfléchi, et vous êtes tombés d’accord après de longs et houleux débats : “on va habiter ensemble !”. Vous avez trouvé un appartement qui vous plaît, et avec l’aide des parents et des potes, le déménagement s’est passé sans encombre. La vie à deux peut commencer, pour le meilleur… ou pour le pire.
C’est le paradis !
Finie la vie chez papa et maman à échafauder des plans compliqués pour se voir le week-end chez l’un ou l’autre, à lutter pour trouver un peu d’intimité entre les petits frères et sœurs qui entrent sans frapper. Finies les galères pour se rejoindre au milieu de vos deux emplois du temps surchargés… ou au milieu de la nuit.  Vous allez pouvoir vous retrouver tous les soirs, dans votre appartement à vous !
Vous pouvez vous organiser comme vous le souhaitez, à votre rythme : déjeuner à 16h et dîner à 00h ? C’est possible ! Faire la grasse mat’ et passer des heures à se câliner quand on ne travaille pas ? Possible aussi ! Inviter des potes ? “Tous les soirs si on veut !” (dans la limite de la tolérance des voisins, tout de même).
Vous êtes libres de créer un espace à votre goût : finie la chambre d’ado chez les parents ! Et surtout créer des habitudes qui vous ressemblent : se préparer des petits plats quand l’autre rentre tard, s’amener le petit déjeuner au lit ou concocter un brunch le week-end, prendre soin de l’autre par mille petites attentions… Improviser des sorties à la dernière minute, des balades, des cinés : que du bonheur !
Quel cauchemar !
Si le projet de départ était hyper excitant, après quelques mois, c’est la douche froide : te voilà frappé de plein fouet par cette réalité dont le nom suffit à donner des frissons – le quotidien. Les petites choses qui te faisaient fondre au départ (“Elle a laissé sa tasse de café sur la table, trop mignon”) peuvent vite devenir très agaçantes (“Il pourrait arrêter de laisser traîner son bol et faire plus souvent la vaisselle !”).
En plus, tu te rends compte que vous n’avez pas du tout le même rythme : “elle court partout le matin alors que je suis d’une humeur de chien tant que je n’ai pas pris ma douche” / “il veut toujours se coucher à 21h alors que moi j’ai envie d’écouter des podcasts jusqu’à pas d’heure !”. Les instants de solitude que tu appréciais, où tu avais un temps pour te retrouver chez toi sans l’autre, sont plus compliqués à trouver.
Enfin, il faut supporter les manies (“elle range tout comme une maniaque, je ne retrouve rien”), les habitudes désagréables (“il oublie de fermer la bouche quand il mange, beurk”), et faire parfois le deuil d’un certain sex-appeal (voir l’autre au fond de son lit, malade, reniflant et toussant, agit rarement comme un aphrodisiaque). Sans compter les ronflements et vols de couette intempestifs, les poils/cheveux dans la douche, les miettes dans le lit… Stop !
Quelques compromis, et c’est la belle vie !
La vie en commun avec une autre personne n’est jamais évidente… Mais là, grosse différence : c’est ta/ton cher(e) et tendre, pas un simple coloc avec qui tu vas cohabiter pour quelques mois. Il va donc falloir agir en conséquence pour que tout se passe au mieux, et tenir compte des envies de l’autre, sans pour autant oublier tes propres désirs.
Vivre à deux n’est pas se fondre dans la vie de l’autre, ou absorber son partenaire dans sa propre vie, c’est construire quelque chose de tout nouveau  ! Le bon côté, c’est que ça va solliciter votre créativité… et votre sens du compromis. S’installer ensemble est un moment crucial qui permet aussi souvent (heureusement !) de renforcer le couple, si chacun est capable de se remettre en question et d’être à l’écoute. Difficile ? Certes, mais vous savez bien que quand on aime, rien n’est impossible !
Entre les cours, le boulot, les amis, la famille, les hobbies de l’un et de l’autre… on en oublie parfois les précautions basiques. Un dernier conseil ? Penser à se ménager à la fois des petits temps de solitude pour souffler et mieux se retrouver, et des petits temps à deux pour prendre soin du couple (autour d’une activité qui vous plaît, ou simplement pour se faire un bon petit restau). Ensuite, à vous de trouver le bon équilibre : celui qui vous convient !


Thursday January 01, 1970